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Sur la route je marche, les vêtements déchirés
De mes mains coule du sang, liquide du sacrifié
Dans ma bouche le goût, celui de la chaire humaine
Et dans ma tête persiste la terrible migraine
L'enfer marqua mon corps du pentagramme
Pour trouver ma victime, je lance un charme
Une brume qui se disperse sur les terres
Voyage avec le vent pour trouver la bonne chaire
Je suis obligé de l'admettre
Je suis un loup-garou
J'avoue ma défaite
Du village je suis le fou
Revenu chez moi j'enlève les lambeaux
J'admire mon visage et nettoie ma peau
Qu'est-ce que je pourrais faire pour briser le malheur
Cette malédiction à tuer mon c½ur
Aujourd'hui lorsque le soleil sera haut
J'irai rendre visite au prêtre du château
Lui demander conseil et avouer mon fardeau
J'endure la chaleur, je me tiens loin de l'eau
Du village je suis le fou
Si je n'avais pas été battu
Et jeté dans le bois du loup
Je n'aurais pas été mordu
Le soleil bien haut, je pars dévoiler ma peau
Le prête sautille et s'éloigne la bouche clos
Dans ses yeux je voie se refléter la peur
Et j'entends son c½ur qui bât de terreur
« Garde, garde sortez les armes »
Dans le château on cri l'alarme
J'ouvre une porte close et je voie la chose
Bien enchaîné, un loup-garou qui se repose
Si je n'avais pas été mordu
Rien de cela ne se serais passé
Mon corps est plein de pus
Quoi faire pour me purifier
Je suis devenu la proie, ce n'est plus moi qui chasse
Je vais manger le fils du roi et prendre sa place
Paniqué le prêtre récite des formules magiques
Pour protéger le château de ma force physique
« Il faut le tuer avec une épée à double tranchant
Perforer le c½ur, prenez bien soin de mettre des gangs
La moindre égratignure de la bête et vous serez perdu
Et à la vitesse de l'éclaire, je vous aurez pendu »
Le prêtre courait dans tous les sens, protégeant ses arrières
Je décidé de laisser faire le fils du roi et de dévorer le père
De retour au château j'empruntai le même chemin
Là où il y avait les chaînes, un corps me tendit la main
Le loup-garou évaporé, corps de femme aux cheveux blonds
« Je te connais, je t'ai déjà vu, ses toi qui a baisé mon front »
« Tu étais si faible et idiot, en cadeau je t'ai offert le don
Je t'ai cherché partout, je te voulais comme mari. Accorde-moi ton pardon»
J'ouvris la porte et saisi les clés sur la table du prêtre
Un garde me vît, l'épée en main, il essaya de trancher ma tête
L'épée se figea dans une poutre de bois
Peur pour sa vie, il courait vite le soldat
Avec la belle je continuai ma quête
Je capturai le roi et fit la fête
La bête de son côté s'empara du prêtre
Sous ses yeux nous fîmes l'amour en tant que maître du monde
« Dis-moi Emmanuelle
Pourquoi moi ? »
« Tu es de l'ange Gabriel
Et tu m'apporte la foi »
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